Pionnier de la grande Recrue de 1653
101 4telier du Centre généalogique de Touraine dans son ouvrage intitulé Présence tourangelle au Canada au XVIIe siècle publié en 1996, nous apprend qu'une Marguerite Castillon a été marraine lors de deux baptêmes à l'église Saint-Symphorien, soit les 9 décembre 1629 au baptême de Gabriel Castillon et 14 juin 1632 au baptême d'une autre Marguerite Castillon, fille de Georges et de Renée Meslin.
Pour les auteurs de ce document, < le surnom de GRANDMONT de René AURÉ rappelle l'ancien prieuré du même nom qui se trouvait à Tours >. Il faut souligner que René Houray n'a jamais porté le surnom de Grandmont, que ce soit dans les actes religieux ou notariés. C'est son fils Jean qui a pris ce surnom peut-être pour se différencier de son frère Pierre qui a porté le surnom de Laferrière et de son autre frère Joseph qui a porté le surnom de Lagirodière. L'information concernant le prieuré Grandmont de Tours est cependant intéressante. Peut-être que René Houray y a séjourné un temps pour devenir un moine grandmontain, un disciple de Saint-Étienne, fondateur de l'ordre. Son fils Jean voulant peut-être rappeler ce fait a choisi le surnom de Grandmont.
Ce prieuré Grandmont a bel et bien existé et fut remplacé par le château Grandmont. Ce dernier était entouré d'une prairie aménagée en jardins des plus exotiques. Cet ensemble était situé un peu au sud de Tours et à quelques kilomètres au nord-est d'Azay-le-Rideau. Aujourd'hui un complexe universitaire d'importance occupe l'ancienne prairie Grandmont et celle-ci a été annexée à la grande ville. Une avenue de Tours a porté au siècle dernier et porte encore le nom de Grammont malgré que l'ordre des grandmontains et grandmontaines se soit dissous en 1769.
La présence d'un autre prieuré Grandmont a été révélée en 1971 par J. Maurice dans son livre Azay-le-Rideau et sa région à travers l'histoire. Ce prieuré était situé à Saint-Benoit le long de l'ancienne route gallo-romaine reliant Azay-le-Rideau et Chinon, près de l'abbaye Turpenay. Il avait été construit près d'une source nommée Pommiers-aigres. Voici ce qu'il en est advenu selon J. Maurice :
L'église est maintenant démolie, mais il reste le principal bâtiment et le cellier, agréablement aménagés par M. et Mme Taylor, citoyens américains, qui en ont fait leur maison de campagne ... En conclusion, nous pouvons penser que les frères Houray ont tout simplement pris comme surnoms les noms des lieux géographiques qui ont marqués l'enfance de leur père. Les sources d'information nous manquent pour développer davantage ces hypothèses.
Pourquoi René Houray a-t-il quitté Azay-le-Rideau ce coin enchanteur de Touraine pour les arpents de neige du Canada et la civilisation iroquoise ? Goût de l'aventure, foi chrétienne, argent, conseils d'amis ? Ajoutez à cela la peste (dysenterie et fièvre typhoïde) qui décimait régulièrement la population et les hordes de loups qui s'attaquaient sauvagement aux enfants des villages environnants ...
4n de ses arrière-petits-fils
4an Paie » eut une vie rocambolesque passant de la Californie au Mexique . Il mourut assassiné, le motif retenu étant le vol.
114